Œuvres abordées

1992 : Huwiler

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affiche 1992

Pierre Huwiler, E=mc2

Cette formule célèbre du savant Albert Einstein domine la recherche scientifique du XXème siècle. Elle est belle dans sa simplicité comme toutes les œuvres qui font la synthèse d'une époque. La prendre comme inspiration d'un poème et d'une musique, voilà qui aurait plu au célèbre chercheur, lui qui aimait la musique (il jouait du violon) et appréciait la poésie comme ses équations.

Le poème est divisé en trois mouvements:

Dans la première partie, intitulée Supernova, c'est l'univers qui est évoqué avec son immensité et ses nébuleuses, mais aussi ses atomes et ses ions. Tout part de l'observation, à notre échelle, des deux infinis de Pascal: le ciel et la matière. Il y a quelque part notre destinée entre l'espace et le temps, entre la vie et le néant.

La partie centrale, nommée Eurêka, débute avec une Ballade des électrons. Le savant regarde le monde en mouvement et il se pose des questions. Le 'pourquoi' qui revient toujours comme un leitmotiv lancinant marque la fragilité de nos certitudes. Tous les savants sont passés par le doute, plus terrible encore que l'incompréhension. Comme un écorché vif, le chercheur persiste et signe (voir Galilée, Newton, Darwin,... Einstein). L'exclamation d'Archimède est là pour nous rappeler l'éternel émerveillement de l'esprit qui découvre, de l'enfant qui sourit, de l'oiseau qui s'envole.

Le troisième mouvement illustre la vie d'Einstein et sa découverte: Energeia, l'équation de la force. Ce juif allemand qui aura une destinée mondiale, sera confronté à l'ignorance, au militarisme, à l'antisémitisme. Il rejettera toutes les solutions factices pour faire confiance à l'intelligence de la recherche personnelle. Mais quelles souffrances pour arriver au but! A peine a-t-il donné sa solution, que c'est l'affrontement, d'abord entre scientifiques, puis au sujet de l'utilisation de ce nouveau savoir. Les chercheurs de tous les temps ont du céder devant les puissances. Il y a la guerre et les camps de concentration. La bombe A, puis H, pour quel destin?

Paxorama conclut l'œuvre par un hymne à l'innocence devant l'infini. La paix, le développement, c'est aussi une conséquente possible de la connaissance. Cela dépendra de nous, les Hommes.

© Choeur et Orchestre Inter-Lycées 2006 - 2009. site web : Aurélien Cametti.